Le Grand Jour de la course à obstacles

8 novembre 2015, 6h du matin, Barry White: votre réveil sonne.
Le drap du lit est trempé tellement la nuit fût agitée. Machinalement, vous enfilez un slip puis vous descendez dans la cuisine, la tête complètement enfarinée. « Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ». Pourquoi avez-vous dit oui à votre collègue qui vous a défié sur cette course à obstacles ? Vous mangez quelques Smacks de Kellogg’s, votre gorge est nouée. Vous ajoutez un peu de lait, ça passe mieux.
Vous commencez à douter de vous : « J’aurais du choisir des Frosties de Kellog’s ». Vous comparez les apports nutritionnels des deux boites puis vous vous demandez si vous assez d’entrainement, si vous allez réussir à aller au bout, si vous allez avoir froid ou si il y a des risques de perdre une chaussure ! Mais c’est trop tard, c’est l’heure de vous habiller : vous enfilez votre plus beau slip de guerre, une combinaison rouge, vous ajustez votre casque, un peu de maquillage couleur boue : vous êtes au top (pouce en l’air)

masque-rouge

Vous reconnaissez le klaxon de la 309. C’est Franck (votre collègue) qui vient vous chercher, direction Thiescourt. Le GPS fait tourner à droite à Lassigny. C’est bien. Puis la radio se brouille, vous ne captez même plus Radio Puisalene. Vous appelez Michel (le 3e larron de l’équipe) mais vous comprenez de moins en moins ce qu’il vous raconte, comme si vous passiez dans un tunnel ! La 4G se coupe, puis la 3G disparait. Vous passez en Edge puis d’un seul coup, plus de réseau. Vous êtes coupé du monde. Avant de basculer dans la cuvette Thiescourtoise, vous remarquez une vache qui rumine au bord de la route: vous vous demandez si ce sont des Smacks de Kellogg’s qu’elle machouille. Un frisson galope sur votre échine alors que la 309 poursuit sa descente dans la brume épaisse. Vous approchez.

Parking, accueil, remise des dossards : tout s’enchaîne vite (puisque vous avez déjà envoyé votre certificat médical en avance). Avant même que vous ayez eu le temps de dire ouf, vous vous retrouvez sur l’Arena. Vous serrez une ultime fois vos lacets et votre femme dans vos bras, puis vous déposez votre sac à la consigne.

arena 2015

 

10 minutes avant l’heure de départ de votre vague, vous vous approchez de la scène : des mecs en treilli vérifient les dossards et vous font entrer dans le SAS échauffement. 3 sur 4 ne sont pas commodes, l’autre est champion de Picardie de Salsa. Mais aujourd’hui, ils ne sont pas là pour danser la macarena, c’est écrit sur leur tête ! Vous dites à Franck : pas chiche de faire un chat-bite à Doug. Vous croisez son regard stoïque et vous comprenez qu’il vaut mieux éviter. On ne rigole pas avec ces gars là : Doug, Ripley, Templeton et M’oms sont les membres de la ECAV (l’équipe en charge de l’avancement des vagues).

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Vous entrez timidement dans la zone d’échauffement. Le coach sur la scène est déjà à bloc, il vous propose un réveil musculaire ! 5 minutes après, vous êtes aussi chaud que les baraques à frites qui tournent sur l’aire de restauration. Quelques gouttes de sueur perlent sur votre front. La musique d’échauffement se coupe, un silence religieux plane sur l’Arena, vous avancez dans l’aire de départ, une autre musique reprend.

Comme les 100 combattants autour, vous entrez en transe, en poussant des hurlements primaires. H-1 : le son monte, un fumigène est craqué, un poilu vous donne le départ et bhim vous partez !! Après 100m, vous vous retournez, la vague suivante commence timidement son échauffement. Mais déjà, en tête de peloton, les premiers cris résonnent, de la boue est projetée : le premier obstacle est annoncé !

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Tnuuut, le réveil sonne. Vous vous réveillez en sueur, c’était un rêve. Nous sommes le 29 septembre, il reste 1 mois avant la course. 1 mois pour vous inscrire en ligne, 1 mois pour vous entraîner (et surtout un mois pour envoyer votre certificat médical). En plus de connaître le parcours 2015, vous connaissez maintenant une grosse partie du déroulement de lancement des vagues : bon entraînement !